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La signature du contrat SNEL- ABB AB est un franc succès pour le BCECO qui, une fois de plus, a honoré l’expertise nationale congolaise.

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Plus de 100 millions Usd ont été débloqués par la Banque mondiale pour la modernisation de deux convertisseurs de la Snel à Inga et à Kolwezi. Au terme d’un processus laborieux, lancé depuis 2004, le Bceco a jeté son dévolu sur la firme Suédoise ABB. Le mariage entre la Snel et ABB a été scellé lundi au siège du Bceco. Motif de fierté pour l’expertise congolaise qui a piloté avec succès ce processus.




La signature du contrat SNEL- ABB AB est un  franc succès pour le BCECO qui, une fois de plus, a honoré l’expertise nationale congolaise.

Plus de 100 millions Usd ont été débloqués par la Banque mondiale pour la modernisation de deux convertisseurs de la Snel à Inga et à Kolwezi. Au terme d’un processus laborieux, lancé depuis 2004, le Bceco a jeté son dévolu sur la firme Suédoise ABB. Le mariage entre la Snel et ABB a été scellé lundi au siège du Bceco. Motif de fierté pour l’expertise congolaise qui a piloté avec succès ce processus.
Cinq ans de tractation. C’est le temps qu’il a fallu au Bureau central de coordination (Bceco) pour boucler toutes les étapes de passation des marchés en vue de la sélection de la firme devant se charger de la modernisation des convertisseurs au niveau des stations d’Inga et de Kolwezi.
Après autant d’années, le processus est arrivé à terme lundi avec la signature dans la salle Emmanuel M’Bi du Bceco, du contrat d’exécution entre la Société nationale d’électricité (Snel) et la firme suédoise Asea Brown Boveri (ABB). Montant mis en œuvre : plus de 100 millions Usd sur un crédit de la Banque mondiale dans le cadre du Projet de marché d’électricité d’Afrique australe (SAPMP). Le vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction, Emile Bongeli, a été témoin de cet événement.
« C’est un contrat qui marque une nouvelle ère pour le Bceco. C’est pour nous un jour important dans la mesure où il consacre l’aboutissement d’un processus laborieux et complexe pour l’exécution d’un contrat de cette dimension, soit plus de 100 millions au taux de change en vigueur à date », a déclaré le directeur général du Bceco, Matata Ponyo Mapon, dans le mot de circonstance qu’il a prononcé à cet effet.
L’EXPERTISE CONGOLAISE HONOREE
Il n’a pas caché sa satisfaction, trouvant dans la conclusion de ce contrat une « marque de confiance » témoignée non seulement envers le Bceco mais surtout à l’expertise congolaise. « C’est la première fois que le Bceco signe un contrat de cette envergure. Pour le dirigeant du Bceco que je suis, c’est une marque de fierté et un gage de crédibilité étant que le processus a été correct, transparent et équitable », a-t-il dit, rappelant que le pays gagne également en crédibilité du fait de l’aboutissement heureux de ce processus.
« Pour la RDC, la conclusion de ce contrat est une reconnaissance de l’efficacité de l’expertise pour autant que le processus de sélection a été totalement piloté par le Bceco. Par ailleurs, la signature de ce contrat est une preuve que le pays dispose des capacités institutionnelles nécessaire pour bien faire », a-t-il souligné. S’adressant alors au vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction, il a émis le vœu de voir le gouvernement s’appuyer le plus possible sur l’expertise locale plus qu’éprouvée en divers domaines. « Au niveau du gouvernement, vous pouvez compter sur les structures gouvernementales», a-t-il déclaré.
Le vice-Premier ministre Emile Bongeli n’est pas resté indifférent à ces mots aimables. « Chaque jour, nous posons des actes pour marquer l’effectivité de cinq chantiers dont un des volets est consacré à l’électricité », a-t-il dit, d’entrée de jeu. « Voilà, la Suède qui revient en revient en RDC pour accompagner le gouvernement dans cette grande bataille de la reconstruction après avoir participé dans les années 1960 à l’effort de pacification de la RDC, et nous en sommes fiers », a indiqué Emile Bongeli.
Sa fierté, c’est aussi la preuve éloquente, note-t-il, de l’efficacité de la main-d’œuvre au travers de la Snel, pour la partie technique et du Bceco, pour la partie financière, dans la conclusion de ce contrat de modernisation des convertisseurs d’Inga et de Kolwezi. Il a, en outre, exprimé ses remerciements à la Banque mondiale qui finance cette réalisation dans le cadre du Projet de marché d’électricité d’Afrique australe (SAPMP). « Votre apport inestimable est d’un grand soutien à la reconstruction de la RDC », a rappelé le vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction. Il a terminé sa brève intervention en souhaitant un « long et heureux mariage » entre la Snel et ABB/Suède. Cependant, il a invité la firme suédoise à s’appuyer davantage sur l’expertise congolaise en engageant notamment, pendant les 36 mois de mise en œuvre du projet, des ingénieurs congolais.
Présents à la cérémonie, l’administrateur délégué général de la Snel et l’ambassadeur de la Suède en RDC ont, chacun en ce qui le concerne, salué la signature de ce contrat qui, particulièrement pour la Snel, permettra non seulement d’améliorer le transport du courant électrique entre la station de production d’Inga et le centre de division de Kolwezi mais aussi faciliter l’exportation du courant au départ de la station de Kolwezi. Pour l’ambassadeur de la Suède en RDC, par contre, ce contrat marque un « nouveau départ » dans la coopération bilatérale déjà effective entre les deux pays.
A noter qu’Asea Brown Boveri (ABB) est un groupe helvético-suédois de biens d’équipement issu de la fusion entre Asea (Allmänna Svenska Elektriska Aktiebolaget) et BBC Brown Boveri (Brown, Boveri & Cie) en 1988. Le groupe ABB a été formé en 1988 lorsque le suédois Asea et le suisse BBC Brown Boveri ont fusionné sous le nom ABB. L’histoire d’Asea remonte à 1883. BBC Brown Boveri a été fondée en 1891.
ABB est en Suède un fournisseur leader de produits et d’installation destinées au transport du courant ainsi qu’à l’automatisation des process et industrielle. ABB est le leader mondial sur le marché dans le domaine des FACTS (Flexible AC Transmission Systems) et offre à sa clientèle internationale un portefeuille complet de systèmes FACTS. Le terme Facts couvre toute une gamme de technologies qui augmentent la sécurité, la capacité et la flexibilité des réseaux de transport du courant.
LA BANQUE MONDIALE ET INGA
Depuis 2002, la Banque mondiale intervient dans le financement du secteur énergétique en RDC, notamment dans les installations hydroélectriques à Inga et autres centrales thermiques de plusieurs grandes villes du pays dans le cadre du Programme Multisectoriel d’Urgence de Réhabilitation et de Reconstruction (PMURR).Ce, au travers des deux projets, à savoir le Projet de marché d’électricité d’Afrique Australe (SAPMP) et le Projet de marché d’électricité à la consommation domestique et à l’export (PMEDE). Et à cet effet, elle a engagé dans ses pipelines un milliard de dollars.
Le PMEDE se situe dans le prolongement du SAPMP qui vise à promouvoir un marché énergétique régional efficace au sein de la SADC. Il se propose de créer, notamment, les conditions favorables à l’intensification des investissements dans le secteur énergétique.
Dans ce cadre, il est envisagé l’accroissement de 500 à 1000 MW de la capacité de transit du corridor d’exportation d’électricité de la RDC vers l’Afrique australe, via la Zambie. Ce qui requiert au préalable la remise en état de la ligne haute tension à courant continu Inga-Kolwezi (1.700 km) qui injecte de l’énergie dans le réseau à courant alternatif du Katanga par lequel la RDC est interconnectée à l’Afrique du Sud, via le Botswana, le Zimbabwe et la Zambie. C’est le travail que s’emploiera pendant 36 mois à exécuter la firme suédoise.

 




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